Pilier N°1 : Abandonner l’âge légal de 64 ans, sans renoncer à l’équilibre financier
Fondateur du Cercle des économistes, titulaire de la chaire de recherche « Transitions Démographiques, Transitions économiques » Jean Noël Lorenzi estime que le compromis entre partenaires sociaux et forces politiques est possible.
Acondition de s'appuyer, à l'instar de Lawrence d'Arabie, sur « Sept Piliers de la Sagesse », sept éléments de programme pour une réforme des retraites efficace et juste.
Pour rétablir l’équilibre financier dès 2030, il faut abandonner l’âge légal de départ à la retraite - 64 ans - et donner la priorité aux annuités.
L’âge minimal de 62 ans doit redevenir la règle, sauf dispositions particulières pour les carrières longues.
L’âge moyen de départ à la retraite est déjà supérieur en France à 63 ans dans le secteur privé.
Depuis la réforme de 2023, les annuités requises continuent d’augmenter pour atteindre en 2027 les 43 années de cotisations nécessaires pour bénéficier du taux plein.
A noter : l'abandon du l'âge pivot de 64 ans est une condition sine qua non des syndicats.
Acondition de s'appuyer, à l'instar de Lawrence d'Arabie, sur « Sept Piliers de la Sagesse », sept éléments de programme pour une réforme des retraites efficace et juste.
Pilier N° 1
Pour rétablir l’équilibre financier dès 2030, il faut abandonner l’âge légal de départ à la retraite - 64 ans - et donner la priorité aux annuités.
L’âge minimal de 62 ans doit redevenir la règle, sauf dispositions particulières pour les carrières longues.
L’âge moyen de départ à la retraite est déjà supérieur en France à 63 ans dans le secteur privé.
Depuis la réforme de 2023, les annuités requises continuent d’augmenter pour atteindre en 2027 les 43 années de cotisations nécessaires pour bénéficier du taux plein.
A noter : l'abandon du l'âge pivot de 64 ans est une condition sine qua non des syndicats.
Pilier N°2 / Augmenter progressivement le nombre d’annuités jusqu’à 44 en 2035.
En contrepartie de l'abandon de l'âge pivot des 64 ans, maintenir les 43 annuités requises actuellement jusqu'en 2027 et ensuite les augmenter pour atteindre 43,5 annuités en 2030 et 44 annuités en 2035.
Cette mesure devrait induire un décalage du départ effectif à la retraite pour environ 350 000 personnes âgées de 55 à 64 ans, ce qui générerait en 2030 une création de richesses supplémentaires pour 4,1 milliards d’euros et des économies sur le versement des pensions estimées à 6,7 milliards d’euros.
D’où une recette supplémentaire de 10,8 milliards d’euros prévue en 2030.
Cette mesure devrait induire un décalage du départ effectif à la retraite pour environ 350 000 personnes âgées de 55 à 64 ans, ce qui générerait en 2030 une création de richesses supplémentaires pour 4,1 milliards d’euros et des économies sur le versement des pensions estimées à 6,7 milliards d’euros.
D’où une recette supplémentaire de 10,8 milliards d’euros prévue en 2030.
Pilier N°3 / Prendre en compte les carrières longues et la pénibilité de certains métiers
Réintroduire, d’une manière adaptée, les quatre critères de pénibilité écartés dans la réforme précédente de 2023 : manutention de charges, postures pénibles, expositions aux vibrations, et exposition aux agents chimiques.
Les personnes potentiellement concernées par les métiers pénibles sont actuellement au nombre de 1,8 million et ces mesures porteraient leur nombre à environ 3 millions.
Cela pourrait générer 50 000 départs à la retraite précoces par an, pour un surcoût de 1 milliard d’euros de pensions supplémentaires.
Les personnes potentiellement concernées par les métiers pénibles sont actuellement au nombre de 1,8 million et ces mesures porteraient leur nombre à environ 3 millions.
Cela pourrait générer 50 000 départs à la retraite précoces par an, pour un surcoût de 1 milliard d’euros de pensions supplémentaires.
Pilier N°4 / Faire cotiser les retraités les plus aisés
Pour équilibrer financièrement le système de retraite, on ne peut se reposer uniquement sur les actifs ; les retraités les plus aisés ont généralement bénéficié de pensions bien supérieures au taux de récupération des cotisations, et jouissent en moyenne d’un niveau de vie plus élevé que celui des actifs. Ils sont à 78% propriétaires de leur logement et ont un patrimoine plus important.
Pour fixer les idées, les retraités « aisés » pourraient être ceux qui une pension mensuelle nette supérieure à 3 000 euros et qui sont propriétaires de leur logement, soit environ 20% des retraités concernés.
Pour ceux-là, supprimer l’abattement pour frais professionnels de 10% générerait une recette de 2,5 milliards d’euros.
Pour fixer les idées, les retraités « aisés » pourraient être ceux qui une pension mensuelle nette supérieure à 3 000 euros et qui sont propriétaires de leur logement, soit environ 20% des retraités concernés.
Pour ceux-là, supprimer l’abattement pour frais professionnels de 10% générerait une recette de 2,5 milliards d’euros.
Pilier N°5 / 5 Le retour à l’emploi des seniors
Dans la tranche d'âge de 55 à 64 ans, 600 000 personnes âgées sont inactifs c’est-à-dire ni en emploi, ni au chômage, ni en retraite sans avoirde problème de santé ou de handicap. Dans cette même tranche d'âge, 450 000 personnes sont au chômage.
Des mesures de retour à l’emploi permettraient de réintégrer au marché du travail en 2030 environ 300 000 personnes. Ceci permettrait de générer environ 3,5 milliards d’euros de cotisations supplémentaires, tandis que l’on pourrait économiser 2 milliards d’euros d’indemnités de chômage.
Des mesures de retour à l’emploi permettraient de réintégrer au marché du travail en 2030 environ 300 000 personnes. Ceci permettrait de générer environ 3,5 milliards d’euros de cotisations supplémentaires, tandis que l’on pourrait économiser 2 milliards d’euros d’indemnités de chômage.
Pilier N°6 / Abaisser l’âge minimum d’obtention de l’Aspa
Abaisser de 65 ans à 60 ans l'âge de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), accordée aux retraités ayant de faibles ressources, pour les personnes qui ont 38 annuités ; à 62 ans pour celles avec 35 annuités ou plus.
Les femmes pénalisées dans leurs carrières par la naissance et l’éducation d’enfants, par des emplois à temps partiel, et n’ayant pas à 60 ans les annuités requises, devraient pouvoir bénéficier de l’Aspa.
Les femmes pénalisées dans leurs carrières par la naissance et l’éducation d’enfants, par des emplois à temps partiel, et n’ayant pas à 60 ans les annuités requises, devraient pouvoir bénéficier de l’Aspa.
Pilier N°7 / Dynamiser le fonds de réserve pour les retraites.
Le niveau de vie des futurs retraités va baisser dans les prochaines décennies par rapport à celui des actifs, même si le pouvoir d’achat des retraités sera globalement maintenu.
De plus, les jeunes générations sont favorables à une épargne individuelle afin de se procurer de futurs revenus.
En 2001, le Fonds de Réserve des Retraites (FRR), un établissement public, a été créé pour investir au nom de la collectivité les sommes confiées par les pouvoirs publics afin de participer au financement des retraites.
Bien géré, il dispose actuellement d’actifs d’environ 20 milliards d’euros dont le rendement est supérieur à celui du PIB, sur la croissance duquel le système par répartition est implicitement indexé.
Transformer le Fonds de Réserve des Retraites en fonds de capitalisation collectif avec notamment deux missions : verser aux adhérents une pension supplémentaire ; investir dans les entreprises, pour favoriser leur développement et leur dynamisme économique.
De plus, les jeunes générations sont favorables à une épargne individuelle afin de se procurer de futurs revenus.
En 2001, le Fonds de Réserve des Retraites (FRR), un établissement public, a été créé pour investir au nom de la collectivité les sommes confiées par les pouvoirs publics afin de participer au financement des retraites.
Bien géré, il dispose actuellement d’actifs d’environ 20 milliards d’euros dont le rendement est supérieur à celui du PIB, sur la croissance duquel le système par répartition est implicitement indexé.
Transformer le Fonds de Réserve des Retraites en fonds de capitalisation collectif avec notamment deux missions : verser aux adhérents une pension supplémentaire ; investir dans les entreprises, pour favoriser leur développement et leur dynamisme économique.